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Le Groupe CMA CGM accélère le développement économique de l’Afrique avec son offre complète de transport

Temps de lecture : 5 min

Le continent africain a enregistré une croissance moyenne annuelle de 5 % au cours de la dernière décennie. Grâce à sa présence historique en Afrique et avec des investissements récents dans la logistique, le Groupe CMA CGM est un acteur majeur de cette croissance soutenue.

Sur le chemin du développement, l’Afrique a pris la voie rapide. Et si le continent n’est pas épargné par la pandémie de Covid-19, la Banque Mondiale estime que son économie sera moins affectée que celles des autres ensembles régionaux. Poussé par une démographie dynamique qui stimule la croissance économique, le visage de l’Afrique a changé : « En 2025, l’Afrique comptera trois fois plus d’habitants que l’Union Européenne, explique Eric Bonnemaison, Directeur Central, Head of Africa Inland Services Development, Groupe CMA CGM. En 2050, ce sera cinq fois plus d’habitants, avec le Nigéria comme troisième pays le plus peuplé au monde, juste derrière la Chine et l’Inde » Ce facteur est essentiel pour comprendre la dynamique économique du continent.


En 2019, six pays africains figuraient parmi les dix économies nationales à la croissance la plus forte du monde (Source : Banque africaine de Développement) :

  • Rwanda : 8,7 %
  • Ethiopie : 7,4 %
  • Côte d’Ivoire : 7,4 %
  • Ghana : 7,1 %
  • Tanzanie : 6,8 %
  • Bénin : 6,7 %

 

« Les économies changent et commencent à s’industrialiser »


Une dynamique qui intervient dans une région riche en ressources naturelles. « A eux seuls, le Ghana et la Côte d’Ivoire fournissent 60 % de la production mondiale de cacao, explique Georges Serre, Conseiller Afrique et Relations Institutionnelles, Groupe CMA CGM. Pour ce qui est du bois et de l’économie forestière, le bassin du Congo est l’équivalent africain de la forêt amazonienne, avec d’immenses perspectives pour une exploitation durable. Et c’est sans compter les ressources minières et pétrolières de la région. »

Georges Serre observe surtout que ce sont des économies qui sont en pleine mutation : « Il y a six ans, la part de l’agriculture représentait 35 % de l’économie de la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, avec le développement des services sa part n’est plus que de 20 %. Les économies changent et commencent à s’industrialiser. Le Ghana, par exemple, exporte désormais de la pâte de cacao plutôt que des fèves. »

C’est sans doute dans le domaine de la digitalisation que la transformation de l’économie africaine est la plus flagrante. Alors que dans les années 1990, le taux de pénétration du téléphone fixe n’atteignait que 2 %, la proportion de la population d’Afrique sub-saharienne ayant accès à internet via son smartphone devrait atteindre 40 % d’ici à 2025. Une digitalisation accélérée, qui a permis la diffusion rapide de services innovants. Chez CMA CGM, la crise du Covid-19 a contribué à accélérer la digitalisation des agences. « Nous avons maintenu notre activité avec 70 % de nos collaborateurs en télétravail », explique Alain Aurousseau Commercial & Agency Network, North & West Africa, Groupe CMA CGM. Les agences nigérianes et camerounaises ont même commencé à éditer leurs premiers BILL OF LADING Paperless, des connaissements entièrement numériques.

Un trafic maritime en forte progression

Un trafic maritime en forte progression

Les entreprises sont à l’avant-garde de ces mutations profondes du continent. L’évolution du trafic maritime est ainsi un baromètre de l’économie africaine. « Celui-ci connaît une embellie depuis plusieurs années en Afrique et de nouvelles routes se créent avec l’Inde, le Moyen orient, la Turquie. L’Europe qui concentrait jadis 80 % des échanges avec l’Afrique n’en représente plus que 15 % aujourd’hui », détaille Hervé Zongo, General Manager Côte d’Ivoire, Groupe CMA CGM.  Ainsi, avec Tanger Med 2, le Maroc entre dans le club très fermé du top 20 des plus grands ports mondiaux avec une capacité totale de 9 millions d’EVP. Port Said, en Egypte, et Durban, en Afrique du Sud, avec près de 3 millions d’EVP traités, font quant à eux partie du top 100 mondial. Et derrière, la course est engagée, notamment entre les ports d’Afrique de l’Ouest qui comptent trois « millionnaires » (Lagos, au Nigeria, Lomé, au Togo, et Tema, au Ghana), talonnés par Pointe-Noire, Dakar, Abidjan et Cotonou. Sur la côte Est, Mombasa, au Kenya, a enregistré l’an dernier une performance historique avec 1,4 millions d’EVP traités.

Et les projets ne manquent pas, au premier rang desquels figure le port en eaux profondes de Lekki, à une trentaine de kilomètres de la capitale nigériane, pour lequel CMA Terminals a officiellement signé, fin septembre 2019, un contrat de gestion de 45 ans.

Le futur port de Lekki, dont les opérations doivent démarrer en 2022, disposera à terme d’une capacité totale de 2,5 millions d'EVP. Avec une profondeur de 16 mètres, il pourra accueillir des navires d'une capacité allant jusqu'à 18 000 EVP et permettra de décongestionner les ports de Lagos (Apapa et Tin Can), où les camions peuvent passer plusieurs jours sur les quelques kilomètres de route qui permettent de rejoindre le port.

« Développer une offre de transport globale sur le marché africain »

Pour Pascal Hirn, Directeur Central Lignes Afrique, « La logistique fait partie des enjeux majeurs qui permettront d’accélérer et de pérenniser le développement du continent. Il ne suffit pas d’investir dans des terminaux en eau profonde, il faut accompagner ce développement par une véritable stratégie à l’intérieur du continent ».

Une position que partage Eric Bonnemaison : « Aujourd’hui, un producteur africain qui voudrait exporter sa production dans un autre pays du continent doit compter 2 euros du kilomètre pour acheminer son conteneur. C’est un handicap considérable par rapport à d’autres pays où les coûts de transport terrestre sont bien moindres. Nous devons développer les structures qui vont permettre aux producteurs locaux d’exporter à moindre coût, car une économie qui n’exporte pas a souvent des difficultés pour se développer. C’est pourquoi CMA CGM Inland Services (CCIS) va ouvrir trois nouvelles plateformes en Egypte, en Afrique du Sud et au Nigeria, c’est-à-dire les trois premières économies d’Afrique ». Car multiplier les plateformes logistiques en Afrique participe au développement des marchés intérieurs.

La stratégie est donc de se positionner sur des corridors entre les grands hubs portuaires et l’intérieur des terres, tout en développant en parallèle une offre logistique complète et globale. C’est notamment dans ce but que le Groupe, via sa filiale CEVA Logistics, a annoncé l’acquisition d’AMI Worldwide, un acteur majeur de la logistique en Afrique de l’Est et australe. « Depuis le rachat de Delmas, CMA CGM a su créer et enrichir un réseau très complet de services maritimes. Aujourd’hui, Rodolphe Saadé a l’ambition de développer une offre de transport globale sur le marché africain », explique Paul Haéri, Vice President CEVA – Business Development Africa.

Avec CEVA Logistics, le Groupe sera bientôt en mesure de proposer un catalogue complet et homogène de services logistiques dans 41 pays sur un continent où le secteur est encore très morcelé. « Certains de nos clients hésitent encore à s’implanter en Afrique devant les difficultés qu’ils peuvent rencontrer, explique Pascal Hirn. En développant une offre complète de transport, qui intègre à la fois des solutions maritimes et aériennes, des services de dédouanement, de stockage et de transport intermodal, nous voulons accompagner les entreprises dans leur développement. » Et permettre ainsi à l’Afrique de voir encore plus grand.

Nos Experts Afrique :

Paul Haéri : Vice President CEVA – Business Development Africa

Pascal Hirn : Directeur Central Lignes Afrique

Eric Bonnemaison : Directeur Central, Head of Africa Inland Services Development

Georges Serre : Conseiller Afrique et Relations Institutionnelles

Hervé Zongo, General Manager Côte d’Ivoire, Groupe CMA CGM

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